Centre de Méditation
Kadampa France

Lucie, venue en retraite depuis le Québec

juin 2017 | Retraite de méditation à thème

Lucie est une étudiante du Centre Toushita à Québec. C’est la première fois qu’elle vient au CMK France dans le cadre de la retraite guidée par Kelsang Lhoundroub et entend bien revenir l’année prochaine.Lucie est une étudiante du Centre Toushita à Québec. C’est la première fois qu’elle vient au CMK France dans le cadre de la retraite guidée par Kelsang Lhoundroub et entend bien revenir l’année prochaine.

Comment as-tu découvert le CMK France ?

Je savais que le centre existait, mais plus concrètement c’est en allant au Festival International d’automne à Toronto que je l’ai découvert. J’ai pris la brochure que j’ai trouvé très belle et j’ai aussi pris celle du Centre Mandjoushri. J’ai décidé d’aller au festival de printemps (c’était ma première fois à Mandjoushir) et quand j’ai regardé la programmation du CMK France, j’ai vu qu’il y avait une retraite juste après. C’était Lhoundroub qui la guidait, je le connaissais car il est de Montréal et ça a concrétisé ma décision.

Avais-tu des attentes particulières par rapport au CMK France et quelles sont maintenant tes impressions ?

Quand je suis arrivée, c’est un peu comme si j’arrivais dans un petit paradis, un pays pur.

En même temps, je sais que c’est un endroit où on peut prendre de la force pour pouvoir retourner d’où on vient. L’ensemble de ce qui se passe ici : les enseignements spirituels et les tâches auxquelles ont participe pour aider de manière concrète (ce n’est pas comme si on reste à l’hôtel), je trouve que ça nous permet de « rester sur terre ». On peut aussi se faire des amis, sans attachement, parce qu’on sait qu’on va les quitter, mais aussi qu’on peut les revoir plus tard.

D’arriver dans un centre où c’est la même tradition fait qu’on ne se sent pas perdu. Je me retrouvais comme en famille et en même temps libre de penser, d’agir. On voit que le respect est là.

Ce qui m’a frappé aussi, ça m’a pris du temps à mettre un mot dessus, c’est la bienveillance des gens. Parfois dans certains lieu on a l’impression d’être materné : « fais attention, où est-ce que tu vas… » de la part des dirigeants. Si on veut se promener, on peut le faire sans être questionnés. Il y a de la bienveillance qu’on ne sent pas artificielle. Souvent si on arrive dans un par exemple hôtel, on sent que les demandes pour ton « bien » sont liées à l’entrée d’argent attendue à la fin de ton séjour.

Comment as-tu vécu la retraite suivie avec Lhoundroub ?

Comment décrire ça ?… J’ai adoré ! Le fait de pouvoir échanger avec les autres, c’était un grand enrichissement. J’étais habituée à des retraites plus courtes mais en silence. Les retraites où on peut échanger ont des inconvénients mais aussi de grands avantages comme le fait de pouvoir échanger avec les autres mais aussi avec l’enseignant, lui poser des questions. Cette retraite m’a permis de vraiment ressentir des choses qu’avant je savais juste intellectuellement.

Est-ce qu’il y a un enseignement particulier qui t’a marqué ou que tu penses va t’aider à l’avenir ?

C’est plus des phrases qui me viennent. Par exemple, j’ai compris, ou plutôt j’ai ressenti, ce que ça veut dire « transformer son esprit » avec le Lodjong. Je le savais intellectuellement mais là c’est comme… je l’ai ressenti. Ne plus voir l’autre comme une simple personne mais plutôt comme un enseignement, un miroir. Comme quoi cette personne souffre et que je peux me préoccuper d’elle.

L’autre chose que je retiens c’est la puissance et la force de la prière. Quand je me sens impuissante par rapport à l’aide que je souhaite apporter à quelqu’un, simplement m’en remettre à la prière. Que ce soit pour un individu ou un pays en guerre, parce qu’on ne peut pas aider tout le monde. C’est ça, croire en la force de la prière.

Avec quoi repars-tu de ton séjour ici ?

Oh là là… je repars avec une richesse d’échanges et puis aussi une richesse spirituelle qu’il me reste à appliquer.

Je repars en particulier avec le fait de ne plus culpabiliser si je souhaite revenir à une méditation « basique » comme le souffle. En parlant avec d’autres personnes et en partageant leur expérience, je ressens ne plus avoir de pression si je ne souhaite pas méditer sur un thème qui me semble trop compliqué sur le moment et c’est super, juste de se poser là avec la respiration…

De manière un peu plus « terre à terre », je repars avec plein de chants d’oiseaux, le croassement des grenouilles, le bruit des insectes… oui je repars avec ça aussi !

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