Centre de Méditation
Kadampa France

« Au CMK je me sens chez moi »

septembre 2016 | Retraite de méditation à thème

Philippe 64 ans est veuf, retraité chirurgien dentiste. Il pratique la voie bouddhiste depuis 12 ans avec joie. Il a accepté de témoigner sur son parcours personnel et spirituel afin d’aider les autres et soutenir leur volonté spirituelle avec un amour bienveillant, sans prosélytisme.

Philippe, peux tu s’il te plaît, nous résumer ton parcours spirituel et tes sources de motivation personnelle ?

Dès mon adolescence, je ressentais quelque chose qui n’allait pas dans ce monde. Jeune adulte, j’ai essayé de prendre des voies chrétiennes. Ça n’a pas abouti. Un chemin tout à fait surprenant, m’a amené au bouddhisme. En 2001, lors d’un voyage au Vietnam, la visite des temples d’Hanoï ont provoqué chez moi un déclic. J’ai acheté un bouddha en bois doré au musée de l’ethnologie d’Hanoï … Très beau ! 3 ans se sont écoulés. Un ami, Jérôme, un soir, me dit « Ah ! tu sais,  il y a un enseignement bouddhiste qui s’ouvre à Saint Brieuc». Je m’y suis rendu. Guen Eupamé nous est apparu. Magnifique ! Une rencontre fondatrice qui a donné dès lors le sens de ma vie. Des enseignements modernes, pratiques et concrets. Je me suis investi avec détermination dans ce bouddhisme Kadampa. J’ai participé aux festivals internationaux, à Berlin avec les transmission de bénédictions du Tantra Yoga Suprême puis New York avec les transmissions de bénédictions du Bouddha de la Médecine. Puis mon épouse Michèle est tombée gravement malade. J’ai pratiqué tout ce que je savais encore plus ancré dans le chemin spirituel bouddhiste. Avec foi, détermination.

Ainsi, tu viens de participer à la retraite « Ouvrir son cœur » pourquoi ce choix ?

C’est le karma ! Pour moi, c’est le karma. Après, chacun y mettra le mot qui lui convient. Je ne pensais pas revenir à cette date au Centre de Méditation Kadampa France. J’ai fait l’expérience d’une amitié, profonde et immédiate , en mars dernier lors d’une retraite avec Elsa de la région de Perpignan. Elle m’a informé de sa participation à la retraite . « Ouvrir son Cœur » et m’a invité à l’y retrouver. Après avoir hésité, je me suis dit pourquoi pas ?! Au CMK je me sens chez moi. Ce lieu, paisible et inspirant, permet de reposer le corps et ressourcer l’esprit. Il m’offre la possibilité de vérifier la rectitude de mes pratiques personnelles et bien entendu de toujours m’enrichir de la compréhension des enseignements de Bouddha. Je fais cette analogie : je me considère comme un de ces oiseaux migrateurs qui de temps à autres se posent pour se reposer et se ressourcer. Pour repartir… Remplis d’énergie !

As tu déjà le recul nécessaire pour analyser cette retraite, qu’en retires tu ?

Chaque retraite renforce ma compréhension. J’apprends bien sûr quelque chose de nouveau à chaque fois. Un nouvel éclairage consolide et pérennise mes acquis antérieurs. La retraite « Ouvrir son cœur », m’a permis, de mieux comprendre ma véritable nature et celle de l’amour, véritable, pur, pour les autres. C’est à mon sens, le seul chemin menant à un bonheur véritable. Je n’en vois vraiment pas d’autres. Il ajoute ému : Chaque retraite confirme mon chemin et me donne de l’énergie pour moi même et pour aider les autres. J’étais dans un club de vacances récemment. Je vois la souffrance des autres; tout le monde est touché par des difficultés, a de grandes tristesses, même si en apparence : «  tout va bien ». L’effrayant enfer du Samsara, Pourtant on peut apporter une petit aide seulement en écoutant. Alors j’écoute….J’écoute…. (Merci à Guèn Lhamo, enseignante de Paris pour ce conseil). Et je conseille parfois. Les enseignements bouddhistes sont, pour moi, comme les pièces d’un puzzle. Chaque pièce est très intéressante par elle même. Enseignements après enseignements, pièces après pièces cela forme « in fine » un ensemble, un panorama incroyable. Incroyablement cohérent.

Super, quels conseils peux tu donner à un/une inconnue pour leur premier séjour au centre ?

J’ai amené ma fille qui avait des difficultés d’avoir vu disparaître sa mère. Je l’ai simplement amenée ici. Et ce qu’elle a retenu, c’est l’endroit. Elle m’en parle souvent. Indépendamment de toutes pratiques spirituelles, c’est un endroit « spécial ». Ici le corps se repose. L’esprit se ressource, pas forcement dans l’enseignement donné. Être simplement avec soi même, sans le jugement des autres. Quel confort ! Je ne peux donner d’autre conseil que d’essayer. ESSAYER OUI ! SANS HESITATIONS. C’est qui m’a plu dans le bouddhisme Kadampa, c’est qu’il n’y a aucune contrainte, obligation venant des moines ou des organisateurs. Tu préfères lire, te promener, faire une sieste ou faire de l’entraide plutôt que de participer aux enseignements, très bien. Personne ne viendra te dire quoique ce soit. Au début, j’ai été très vigilant à ce sujet. J’ai été ravi de cette liberté.

Pour terminer lors de la retraite des moments de questions/réponses sont proposés en fin de journée, et pendant ce temps, alors qu’on échangeait sur le thème des prières tu indiquais une des vocations des moines du centre : dédier leur prières, pour des proches malades, ou en souffrance, tu veux bien revenir sur cette expérience intime?

Oui, cela m’a paru TRÈS important et réconfortant dans ce moment difficile de la vie. La Sangha (la communauté spirituelle) nous a été d’une grande aide, Eupamé a rappelé le discours de son maître spirituel : Vous devez prier mais comme un professionnel !

Au moment où la maladie de ma femme s’est déclarée, (nous parlons d’une leucémie aiguë myéloblastique, une maladie cancéreuse de la moelle osseuse redoutable) elle était dite « perdue » fin 2007. J’ai personnellement beaucoup médité et prié pour elle mais aussi demandé, l’assistance du CMK dans cette démarche afin de dédier les prières du Centre à Michèle en particulier. Michèle a eu une rémission de sa maladie, grâce au bénéfice d’un dispositif complètement nouveau : une greffe de cellule souche de cordons ombilicaux. Cela lui (nous) a permis de vivre extrêmement confortablement pendant 7 ans de plus. Merveilleux non ? Tout le monde a été « professionnel ».

Merci Philippe !

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