Centre de Méditation
Kadampa France

À la découverte du monde

février 2012 | Séjour de bénévolat

Faire un petit tour du monde des centres bouddhistes kadampa, tel est l’objectif de Rémi, 18 ans. Actuellement en séjour d’entraide au Centre de Méditation Kadampa France, il se prépare à partir en Australie.

Peux-tu nous expliquer comment en es-tu arrivé au désir de faire un séjour d’entraide au CMK ?

Ma mère est bouddhiste, elle suit des enseignements au CMK. J’étais venu quelques fois avec elle, par curiosité. J’étais intrigué. J’ai toujours été attiré par les sages. Mais je n’avais pas envie de suivre des enseignements. Mon orgueil résistait : « On ne va pas m’apprendre la vie quand-même. » Ce qui m’attirait, c’est l’harmonie qu’il y a ici. Il y a quelque chose de puissant. Bien sûr, tout n’est pas rose dans les centres bouddhistes. Mais tout le monde fait des efforts, tout le monde est conscient que le but est de travailler sur son esprit. Je trouve ça d’ailleurs très courageux de faire face à son esprit.
Alors après, pourquoi ce séjour d’entraide ? C’est un concours de circonstances. Cette année, je devais faire un CAP en chocolaterie. Mais à la réunion de la rentrée, le directeur du lycée professionnel nous a annoncé que la formation n’aurait pas lieu en raison d’une mauvaise coordination entre l’académie de Versailles et les entreprises dans lesquelles nous étions censés être. Ils nous ont proposé d’autres formations mais elles ne m’intéressaient pas.
En marchant du lycée à la gare, j’étais un peu sous le choc. Mais tout de suite, j’ai pensé à ça : faire des séjours d’entraide dans différents centres bouddhistes du monde. Je me suis dit : c’est une belle porte qui s’ouvre, l’occasion de voyager, d’apprendre beaucoup de choses ». J’ai appelé ma mère. En résumé, elle m’a dit « vas-y lances-toi ». Elle était très heureuse de ce projet. De toute façon, quoi que je fasse, elle m’encourage. Mon père de son côté n’était pas très enchanté. Il ne connaît pas le bouddhisme, il préférait que je fasse une autre formation. Mais il ne m’a pas mis de bâtons dans les roues. Au final, il est content, ça m’a surpris. »

Si tu devais résumer ton séjour à un ami, que lui dirais-tu ?

Viens, ça va te plaire ! J’en parle souvent d’ailleurs à mes amis. Je pense que ça plairait à n’importe qui de venir aider ici une semaine. On se sent super bien, je m’épanouis. Souvent dans les entreprises, c’est un peu chacun pour soit. On est là pour travailler, pour faire de l’argent. Alors qu’ici, Lektso, le chef de chantier, donne beaucoup d’amour. Du coup cela devient très facile d’aider à aménager les dépendances du château, très agréable. J’ai eu de ces fous rires ici, c’est dingue. Et en même temps, j’ai beaucoup appris ! Dans un deuxième temps, au fur et à mesure, on se rend compte qu’il y a un sens. En venant ici, je ne me disais pas ça. Quand on travaille dans une entreprise, on y va souvent pour gagner de l’argent, pour subvenir à ces besoins. Ici, c’est différent. Et on apprend beaucoup : aujourd’hui par exemple j’étais bûcheron, j’ai adoré. La cuisine, la peinture, on fait de tout ici.

Tu vas bientôt partir en Australie, quels sont tes projets pour 2012 ?

Si tout se passe bien, je pars deux mois en Australie fin février. Je vais aller aider dans un autre Centre de Méditation Kadampa. J’ai envie de voyager et d’apprendre l’anglais. Après, j’aimerais aller au Portugal pour aider à la construction d’un temple bouddhiste kadampa. Cela me ferait vraiment plaisir d’aller là-bas. Ensuite, mon plan serait d’aller à Mandjoushri en Angleterre, le cente mère de la tradition kadampa et en profiter pour assister au festival bouddhiste cet été. Et après ? On verra. J’aimerais continuer à voyager et découvrir le monde !

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